Éditorial de Septembre 2017

Sous une pluie d'étoiles...Bonne nuit!

Un jour, j'avais lu à quelque part , à propos de la genèse de l'univers : « Le Big Bang ou Dieu , pas vraiment de différence, cela reste tout aussi mystérieux... » ( et invraisemblable ! )

 

N'empêche : Parfois, animée d'un courage particulier, je me pose « les grandes questions » : » L'univers est-il limité ou illimité !? » Ensuite, inéluctablement, ma tête se cogne à la paroi de verre de la cage au delà de laquelle il n'y a « plus rien », mais alors « vraiment rien de rien », ni noir, ni blanc, ni feuilles vertes ou mers bleues, ni vie, ni éther, ni espace, ni vide, ni temps. Vite, je rétrograde, cherchant un thème plus consistant, et me pose alors la question symétrique : Donc, l'univers est illimité !? Et dans cet espace, où le serpent va finir par mordre sa queue, mon esprit flotte alors,  perplexe : quelque chose qui est...illimité...ça n'existe pas, c'est du moins, inimaginable, pour notre petite tête d'humain, laquelle, laborieusement, essaye de comprendre comment un espace peut diminuer, ou s'agrandir...jusqu'à éclater, peut-être !? Comme le corps d'Alice au Pays des Merveilles, se cognant la tête au  plafond. Oui, en fait, ce fameux Big Bang, soi-disant formé à partir d'un point sans dimension à l'instant T = 0, et qui avait grandi à une vitesse incroyablement délirante, puisque, une infinitésimale fraction de seconde plus tard, sa dimension, déjà, s'était transformée en quelque chose d'incommensurablement énorme...

 

Pendant toutes  ces cogitations un être me contemple, depuis son univers à lui. Yack précisément. Je ne sais pas si vous avez remarqué que les chiens aussi ont leurs pensées profondes. Ils s'adaptent. Ils s'essayent, eux aussi, à percevoir les choses, au delà du bout de leur nez... Par exemple, ils inclinent leur tête d'environ 30 degrés par rapport à la verticale, d'abord à droite, puis à gauche, (parfois l'inverse) ne nous quittant pas des yeux. C'est pour voir si, vu sous cet angle, l'humain devient une équation plus facile à saisir dans toute la plénitude de son expression déconcertante.

Je sais bien, perso, que ce n'est pas en inclinant la tête de 30 degrés à droite puis à gauche que je vais  manier avec plus de facilités le calcul infinitésimal – ou les imaginaires – inventions particulièrement vicieuses. Et je n'aurai toujours pas résolu pour autant le mystère du devenir de l'univers, et s'il avait un début, et s'il aura vraiment une fin. Aux dernières nouvelles, il finirait pas avoir une vraie fin. Pas demain, ni après demain. Dans des siècles et des siècles et des milliards de milliards de siècles. Ce sont deux chercheurs (des savants) qui le prétendent. En attendant qu'il y ait consensus, déjà, mon collègue André est prêt à le croire. Moi je préfère m'attarder sur les trous noirs, avalant leur ration de poussières de soleils et de galaxies, avidemment, dans leur insatiable estomac, pour, ensuite, leur digestion une fois terminée, recracher de nouveaux univers, épurés, au travers de « Fontaines blanches ». Petit embêtement, en passant : Concernant celles-ci, on n'a aucune preuve. C'est « du pur rêve ». Alors que pour les trous noirs...ah là, on a « de quasi-preuves ». Mais vous me direz : »C'est logique, avalé d'un côté, il faut que ça ressorte de l'autre »!

 

Ouais aouais !

 

N'empêche que la théorie des « Multivers », elle me botte assez. Je ne sais si j'ai exactement saisi ce que nos nouveaux Einstein veulent nous dire, mais moi je verrai un peu ça comme ça :

 

Bon, voilà, je suis là, en train d'écrire cet éditorial. Pendant ce temps, exactement au même endroit, dans un autre univers, un dinosaure (ou autre bestiole bizarre), broûte son herbe, et toujours au même endroit, quelque chose qui ressemblerait à une molécule géante vue dans un télescope, mais  de très près, se mettrait à grossir, grossir, en se déformant, et, sortant de l'oculaire du télescope transformée en microscope, pénétrerait tout droit dans l'oeil de l'observateur, qui se transformerait alors en dinosaure qui broûte son herbe, etc. Mais mieux serait peut-être d'imaginer que le dinosaure se nourrisse carrément de téléphones portables, qu'il broûterait par milliards, en même temps que le multivers se purgerait

 

Enfin, hm, j'admets, cela vole un peu au ras des paquerettes, il faudrait que je trouve plus subtil : vous avez remarquez ? : On invente jamais rien ! On tourne en rond ! Le dinosaure ? Pas du tout une abracabrante bestiole sortie d'une géniale intuition, simplement la copie d'un squelette fossilisé qu'on n'aurait su imaginer autrement qu'en tombant dessus en maniant pic et pioche...

 

Ah, peut-être, alors, l'idée du photon qui se dédouble en  jumeaux, lesquels vont tout faire en-même temps, éjectés à des milliards de km l'un de l'autre, à la vitesse de la lumière (logique : ils SONT lumière!) pourrait-elle être le début de l'aboutissement de la recherche du St Graal, qui préoccupe les grands esprits depuis que l'homme, à quatre pattes, s'est mis debout sur ses deux jambes ?

 

Une petite pensée qui, lancinante , revient régulièrement, lorsque je suis au bord du sommeil, ou sur le point de me réveiller, quasi-endormie sur ma chaise, devant l'ordi, ou enfouie sous la couette, au milieu de la nuit...plutôt une sensation qu'une pensée, plutôt une sorte de certitude, qui m'emplit de joie, de réconfort, et m'apaise : Ce St Graal, oui, je finirai par tomber dessus. Le  grand mystère de la vie, de la construction de l'univers, un jour, ou une nuit, il se révélera à moi, simplement, bêtement, et je me dirai, sereine: « maintenant, je sais ! »

 

Un rêve ? Sûrement. Mais un beau rêve !

Bonne nuit ! »

 

Simone S

 

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