Comment Marie a arrêté de fumer...

Enquête lancée auprès du public: comment j'ai arrêté de fumer!

Capture arre t tabac

 Dès début septembre, nous allons publier des textes écrits par des personnes volontaires, en citant, ou non, leurs coordonnées, désireuses de développer ce thème. D'ores et déjà, nous récoltons des témoignages, qui seront précieux à toutes personnes désireuses de prouver que :

 

C'est parfaitement possible, quand bien même, souvent, c'est loin d'être facile.

 

« Cent fois sur le métier...»  dit le proverbe !

 

 

Que vous ayiez un certain sens littéraire, la parole facile, ou, au contraire, quelques difficultés à vous exprimer, votre témoignage, dans la mesure où on le sentira « vécu », sera toujours précieux pour encourager les hésitants à sauter le pas !

Que vous nous écriviez deux lignes, ou 3 pages A4 (au maximum, quand même...), vous aurez oeuvré pour le bien collectif, et nous vous en seront vivement reconnaissants.

Nous pouvons également vous filmer si vous le préférez...

 

 «  N'hésitez pas à  contacter téléphoniquement l'Association Cancer-Espoir au 03 82 83 42 71 ou par mail : simone.schlitter@sfr.fr pour toute question que vous aimeriez poser concernant cette invitation à la confidence. C'est également à cette adresse mail que vous pourrez envoyer votre développement, qui sera lu avec intérêt, et publié sur ce site après accord du modérateur. Au besoin,  nous n'en publierions que des extraits. (En particulier s'abstenir de citer nommément tel produit ou tel autre, commercialisé...)

Nous essayerons d'éviter tout ce qui pourrait représenter une publicité indirecte pour ce qui se vend à ce propos dans le commerce (patchs à la nicotine, cigarettes électroniques, etc.), notre but n'étant pas de « faire acheter », mais de guérir.

 

Début du 1er témoignage : « Ah, si jeunesse savait ! »...

de Marie (souhaite garder l'anonymat)

Témoignage d'une ancienne fumeuse: Marie

Ah, si jeunesse savait ! Tout a commencé l'année du baccalauréat : ma meilleure copine, grande fumeuse de « Françaises », m'a tendu une cigarette en m'expliquant comment avaler la fumée... Je m'étrangle, je tousse à tout rompre... Mais je ne me décourage pas ! Jusqu'à mes 41 ans, plus un jour sans tabac, des Gauloises brunes, avec filtre tout de même, et jamais à jeûn ! Un paquet et demi par jour, voire plus en cas de sorties ou de nervosité, ramené à 10 cigarettes quotidiennes, lors de mes grossesses, dose préconisée par le corps médical en général et Florence Pernoud en particulier. Impossible de faire l'impasse tellement l'addiction est bien installée !

 

Comment le déclic est né ?

Pas du jour au lendemain...

 

 

Lors des nombreuses campagnes annuelles anti-tabac j'accumulais les documents mis à disposition. Petit à petit, ces lectures ont fait murir en moi l'idée que le tabac devenait encore plus toxique après une vingtaine d'années de consommation et que les conséquences sur la santé allaient se multiplier. A cette époque, les patchs commençaient à être sur le marché, sur ordonnance.

 

Comme je les avais déjà testés pour le mal des transports, ces médicaments diffusés par la peau avaient obtenu mon adhésion car très efficaces ! Donc je me suis procuré la 1ère boîte.

 

Rangée dans un coin du buffet...

 

Le 28 avril 1992, j'étais seule dans ma cuisine. Le ciel était gris, les enfants à l'école, mon mari au boulot, et moi, en arrêt maladie depuis quelques semaines, après un burn-out, j'étais morose.

 

Dans un élan d'énergie, ce jour-là, à 3 jours de mon anniversaire, j'ai collé mon 1er patch sur mon épaule, symbole de ma liberté d'agir contre ces chaînes qui s'étaient installées à mon insue ! Une allumette entre les dents, je me suis occupée toute la journée et les suivantes pour ne pas succomber ! Mes lectures m'avaient préparée à ma nouvelle vie d'Ex-fumeuse ! Même une seule « taf » (bouffée) pouvait réveiller la perte du contrôle.

 

J'ai tenu bon depuis, même en partageant la vie d'un gros fumeur. Mon mari a cessé de fumer le 5 mars 2012, après 38 ans de tabagisme, à la suite d'une opération de la vessie (organe souvent touché par le cancer du fumeur). Il a eu la chance de passer un scanner pour des douleurs au dos qui a permis de déceler à temps les ravages silencieux du tabac. Il mâche depuis des pastilles de menthe à la nicotine, mais entre deux addictions, mieux vaut choisir la moins dangereuse. Interdiction définitive de fumer.

 

Ce témoignage, je l'apporte à la présidente dévouée de Cancer-Espoir (site = cancer-espoir-plus.fr) qui bataille chaque jour pour améliorer la société et le bien-être de tous par ses conseils de prévention et de bon sens. Il est porteur d'espoir et si seulement une seule personne se sent prête à suivre mon exemple, je ne peux que l'encourager.

 

Enfin, le mieux, c'est de ne jamais commencer...

 

= = = = =

 

Questions posées par Simone (Cancer-Espoir) :

  1. Lorsque tu as cessé de fumer, la poursuite du tabagisme par ton mari t'a-elle perturbée, et si oui, un peu, ou beaucoup ? Physiquement, ou moralement, ou les deux ?

 R : NON

  1. As-tu essayé – ou non – à l'époque – de le dissuader ? (Un peu, beaucoup, ou pas du tout...)

             R : NON (sa décision devait être personnelle)

  1. As-tu cessé carrément « d'un coup », sans jamais rechuter, même pas avec une seule cigarette ?

            R : OUI

  1. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ce propos à un jeune pour l'aider à résister – ou carrément à cesser ?!

            R : je ne donne pas de conseils, à moins qu'ils ne me soient demandés par une personne      concernée précisément

  1. Et à quelqu'un de déjà vieux !?

            R : IDEM

 

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